lundi 21 juin 2010

Que reste-t-il de notre statut ?

Pour rappel et pour ceux qui auraient oublié que nous serons largement impactés par l'ensemble des mesures relatives à la réforme des retraites (cela ne prends pas en compte le nouveau dispositif en cours d'élaboration) : RETRAITE DES PH : travailler plus longtemps et cotiser plus pour gagner moins ...

Que reste-t-il de notre statut après tout cela ?

Je vous rappelle que nous sommes dans une dynamique inquiétante avec remise en cause systématique de tout ce qui faisait notre statut (nomination des PH, possibilité de nous mettre en recherche d'affectation au CNG, pression liée à la T2a, personnalisation du pouvoir en faveur des administratifs, mise en oeuvre d'une politique hôpital-entreprise, etc.)

Les contre-parties ?
  • Défiscalisation des heures supplémentaires ? Quand les infirmières de notre hôpital sont rémunérées jusqu'à plus de 400 euros en heures sup !!!!
  • Respect des directives sur le temps de travail et temps additionnel ? Ya pas d'budget !!
  • RTT ? Nous en sommes à un cumul collectif d'1,5 millions jours que l'on arrivera bien à négocier quelque dizaines d'euros.

Il ne faudra pas compter sur la pénibilité de notre travail. Elle ne sera jamais prise en compte malgré les études réalisées par les médecins du travail. Nous nous situons au niveau du cadre moyen ce que nous sommes devenus d'ailleurs.

C'est avec un certain cynisme que l'on ne cesse de nous déléguer des taches administratives sans compensation du temps médical. Tout le monde le sait, nous manquons plus d'administrateurs que de personnel médical dans nos hôpitaux. Nos responsables ont réussi en quelques années à nous mettre à terre. Nous devons produire plus sans maîtrise des moyens ni des flux. Nous travaillons constamment dans la double contrainte et les exigences sont de plus en plus importantes. Nous avons changé de système de santé. A nous de proposer une alternative en rapport avec notre statut et notre éthique de PH !

Si nous restons silencieux nous serons tenus aussi responsable de la dérive du système. Toute atteinte à l'éthique médicale doit être combattue avec force et vigueur. Nous devons nous attacher à remplir nos taches médicales avant tout. Il faut nous concentrer sur le projet médical et dénoncer toute entrave à sa réalisation avant de faire de la gestion administrative contre-productive et chronophage. Évaluons notre charge de travail et exigeons les contreparties en conséquence. Un sursaut est indispensable. La politique actuelle ne vise qu'à nous isoler et nous diviser (effet pervers de la T2a et la personnalisation du pouvoir).

Soyez vigilants et pro-actifs.


A bientôt Bruno

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